Autour d’Attractions

Les 12, 13 et 14 octobre 2021, au Phare

À l’occasion de la création d’Attractions les 12, 13 et 14 octobre, Le Phare propose un ensemble de projections et performances avant et/ou après les représentations.

Évènement gratuit, réservation obligatoire en raison de la crise sanitaire, par téléphone au 02 35 26 23 00 ou mail à contact@lephare-ccn.fr

12.10, 13.10 et 14.10 à partir de 18h30, Petit studio du Phare
La cabane à son – installation de Sabine Macher
à partir du témoignage des artistes chorégraphiques qui ont accompagné le travail d’Emmanuelle Vo-Dinh
— Durée 40 minutes

Un jour, j’ai demandé aux danseuses et danseurs qui interprètent les pièces d’Emmanuelle Vo-Dinh de me parler de leur travail. Comment ça se passe et par quoi passe-t-on pour danser Cocagne, Attractions, Tombouctou déjà-vu, Belles et bois, Insight devenu Leitmotiv et bien en amont de La forêt de glace, toutes ces pièces aux titres sonnants?
Ce sont leurs voix qu’on entend ici, et chaque voix risque au singulier ce qu’on n’entend pas quand on est dans la salle, en train de regarder la scène et ce qui s’y déroule.
On pourra écouter chaque entretien dans sa tonalité ainsi qu’une piste polyphone qui recoupe et déplace les motifs dans une mélopée où, entre amis, au creux d’un voyage, on se fait signe sans le savoir.

12.10 à 19h30, Grand studio du Phare
De l’incertitude qui vient des rêves — lecture de Marie Nimier
à partir de l’œuvre éponyme d’Estefanía Peñafiel Loaiza
— Durée 30 minutes

Au commencement était une vidéo sonore, mais sans parole, d’Estefanía Peñafiel Loaiza d’une durée de 8 minutes. À l’initiative du FRAC, Marie Nimier propose trois récits ciselés sur mesure, qu’elle lira successivement en voix off pendant la projection de la vidéo. Il s’agit de trois facettes très différentes de son travail ((Le dessin de la petite fille sans trait - Tout doit disparaître - Les patins), trois histoires qui viendront rebondir sur les images. La même vidéo sera donc projetée trois fois de suite, associée à des textes différents. Il sera question de regard, surtout. De détourner le regard, ou au contraire, de l’affuter. Les yeux dans les yeux, tel pourrait être le titre de cette collaboration. Une danse parfois insoutenable, mais que les mots tentent d’apprivoiser.

Cette lecture performance a été créée à l’initiative du FRAC Rouen-Normandie, dans le cadre de l’évènement WeFrac.
Remerciements au FRAC Normandie Rouen pour le prêt de l’œuvre.

14.10 à 22h, Grand studio du Phare
IMAGINARIUM
d’Hélène Breschand et Wilfried Wendling
(La Muse en Circuit)
Recherche psychédélique à la croisée des musiques hybrides, des arts numériques, du collage littéraire et de la performance cinématographique
— Durée 60 minutes

Dans ce petit théâtre de l’imaginaire, se déploie par la musique un univers sensoriel dans lequel la pensée d’Étienne Klein croise les dessins de Marc-Antoine Mathieu ou de Max Ernst. La langue de Jean Genet s’emmêle avec celle de Jean-Luc Godard ou de Guy Debord dans une pratique surréaliste des nouvelles technologies et de la musique improvisée.

Toujours attirés par l’interaction du rythme des mots et du rythme des images avec le sonore, Hélène Breschand et Wilfried Wendling explorent les mille facettes de leur univers onirique, fait de trames et de faisceaux. Cette rencontre fertile questionne chaque discipline artistique sur ses particularités à travers l’interaction permanente des processus créatifs reliés les uns aux autres par le médium des nouveaux outils numériques qui transforment en temps réel le son et l’image.
Les mots, les images et les sons s’entrechoquent, la musique improvisée est associée à la musique écrite, à la musique électronique, à la vidéo et aux textes (Beckett, Carroll, Joyce, Michaux, Nietzsche, Perec, Xenakis…).

La harpe d’Hélène Breschand devient à la fois matière sonore et déclencheur de l’électronique. Les voix des musiciens alternent entre la narration d’un discours intelligible et l’abstraction du discours musical. La vidéo diffuse des images génératives, des photos, des films, réagissant également à l’environnement sonore. Le voyage de la citation à la fiction originale est permanent et joue continuellement sur la mémoire collective et singulière.

Hélène Breschand — harpe électronique
Wilfried Wendling — dispositif visuel et sonore
Production – La Muse en Circuit — CNCM d’Alfortville