Image du spectacle

Soirée Phare West #4 : SCANSIONS!

12 octobre 2013
Dès 19h au Phare

Deux fois par an, les soirées Phare West témoignent de la vitalité du paysage chorégraphique, et proposent des formes hors cadres et performatives.
Cette quatrième édition est l’occasion d’une soirée festive et performative autour des écritures croisées entre danse, poésie et littérature.

DANSE / POÉSIE / SLAM / LITTÉRATURE / PERFORMANCES

Avec Florence Caillon, Frédéric Forte, Yves-Noël Genod, Dominique Jégou, Anne Lizy, Sabine Macher, Barbara Manzetti, Jérôme Mauche, Charles Pennequin, Andrea Sitter, Marion Soyer

Dès 23h et jusqu’à l’aube, rejoignez-nous pour une soirée dancefloor avec Xila!
Bar et Restauration avec Epices & tout

Tarif unique à 8€
Renseignements et réservation au 02 35 26 23 00 ou par mail à contact@lephare-ccn.fr

AU PROGRAMME

UN GRILLAGE 

de Florence Caillon
avec Marion Soyer

Les mots de Primo Levi et un grillage transformé en agrès circassien, sont le cadre d’une courte pièce acro-chorégaphique autour de l’idée de la frontière et du franchissement des limites.

L’Eolienne est conventionnée par le Ministère de la Culture/Drac de Haute-Normandie, le Conseil Régional de Haute-Normandie, le Département de Seine-Maritime et la Ville de Rouen.

POSAUNE, FANTASMAGORIE
de Andrea Sitter, chorégraphe, et Frédéric Forte, écrivain

Posaune, un personnage
Posaune, une femme, un homme
Posaune, une idée, un objet de pensée (mais surtout pas un (ou une) trombone*)
Posaune ne viendra jamais, va arriver d’un instant à l’autre
Posaune a toujours été là, de toute éternité
Posaune, un fantôme?
*Posaune, nom féminin allemand signifiant «trombone».
— Frédéric Forte

Coproduction – commande du festival concordan(s)e 2013 / Le Phare, Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie / Die Donau, soutenue par S.E.S.T.

PERFORMANCE
d’Yves-Noël Genod

Les créations d’Yves-Noël Genod entraînent le spectateur dans une sarabande d’expériences poétiques. Impossible alors de distinguer ce qui relève de l’écriture et de l’improvisation ou savoir à l’avance ce qu’il nous a concocté tant son travail avance au rythme de ses inspirations, de ses humeurs, des saisons.

PEUX-JE?
de Dominique Jégou et Charles Pennequin

peux-je, à deux corps. peux-je avoir qu’un seul corps? un corps où ça peut en dedans et au dehors. un corps ça peut quand ça s’oublie. c’est-à-dire quand les choses se manifes-tent devant je et que je se demande si ça se peut que ça soit lui. que ça soit sa main au je de lui ou la main d’un je autre. avec les deux corps je se fabrique une histoire. des histoires de manques malgré tous les je. car c’est avec des manques et des trous dans je que les choses s’ouvrent aux possibles.”
— Charles Pennequin

Production – les danses de dom
Co-production – Musée de la Danse, Rennes / le Théâtre de Lorient
Avec le soutien de – DRAC Bretagne / Région Bretagne / Collectif Danse Rennes Métropole

ÉPOUSER.STEPHEN.KING

de Barbara Manzetti
avec Sabine Macher et Jérôme Mauche

Épouser.Stephen.King relate mon expérience quotidienne d’un territoire. Il est fait de gestes avancés vers la ville et les habitants. De la réciprocité de ces gestes. De la nécessité toujours présente d’être renseignée par cette réalité. De lieux peuplés et populaires qui m’ont semblé parfois plus appropriés que les lieux propres à la danse. De ce que devient ma pratique de la danse lorsqu’elle est partagée dans ces nouveaux territoires. De l’amitié. De la compagnie. De l’engagement. De la citoyenneté. Il est rendu possible par ces personnes travaillant dans les centres d’art qui accompagnent, renseignent et m’encouragent à entreprendre ces trajectoires passionnantes de la quotidienneté. Il relate une autre expérience de la danse, devenue la recherche d’un geste clair vers l’autre. Ce qui complique ce geste tout en le simplifiant.
— 
Barbara Manzetti


Production – Les Laboratoires d’Aubervilliers / espace Khiasma, Les Lilas
Avec le soutien de – Région Ile-de-France / Département de la Seine-Saint-Denis / Ville d’Aubervilliers / DRAC Ile-de-France
en partenariat avec – Appartement gérontologique les «Quatre Saisons» (Aubervilliers) / le Réseau des Médiathèques de Plaine Commune

PERFORMANCE SLAMÉE

d’Anne Lizy

Anne Lizy a pour ambition de mettre en abîme les clichés et les idées reçues dans lesquels on se construit ou plutôt où on nous asphyxie. Il n’est pas question de seulement résister à la culture de masse mais surtout de la chambouler. Et pour qu’un nouveau cliché n’en remplace pas un ancien, schéma typique de la récupération, il s’agit de refuser de s’agripper à une posture. Anne Lizy n’en a pas : elle traverse les arts et ses masques.
Son langage plastique, son flow littéraire, ses performances dénoncent la fausse culture qui agit comme certains diététiciens. A savoir ceux qui ordonnent à leurs patients des régimes décérébrés. Mais Anne Lizy sait qu’il est plus facile de casser des choses physiques que de déconstruire des choses abstraites, concepts, images, etc. Tout son travail consiste par divers «jeux» d’aiguiser l’esprit critique nécessaire pour se libérer réellement.

DANCEFLOOR
de Xila

DJ issu de la scène havraise, Xila sera présent lors de la prochaine soirée Phare West et y assurera une ambiance soul, funk, rock ou encore hip hop!

BIOGRAPHIES

Après une formation en danse et théâtre (conservatoires Paris XIII, VI et Xème et CNR de Rueil Malmaison), Florence Caillon exerce le métier de danseuse dans les cabarets parisiens (Alcazar, Paradis latin, Crazy Horse Saloon…),  celui de comédienne (Théâtre de l’Est Parisien, Café-théâtre, feuilletons TV) et celui de compositeur (téléfilms, cinéma, albums du Père Castor, cd roms…). Puis elle se forme aux techniques de cirque aux Arènes de Nanterre /1992-1996. En 1992, elle quitte Paris, et vient s’installer en Haute Normandie, afin d’y construire un lieu de travail indépendant dédié à la musique et aux répétitions de spectacles. Après avoir posé, avec LE CARILLON (1995-1998), les bases de sa recherche actuelle autour du métissage des arts du cirque et du mouvement dansé – qu’elle nomme cirque chorégraphié -, Florence CAILLON fonde l’EOLIENNE en 1998. Elle axe sa recherche sur le mélange au sein même du mouvement  des techniques de cirque et du geste dansé. Se désintéressant de la prouesse circassienne traditionnelle, elle lui préfère d’autres formes de sollicitation du corps, moins sensationnelles et moins compétitives. Elle utilise les codes de la danse, du cirque et du théâtre en les mettant au service d’un propos.

Andrea Sitter danseuse, violoniste, comédienne, poète, performeuse et chorégraphe allemande s’est formée en danse classique puis en danse contemporaine. Elle a travaillé pour Herbert von Karajan, J. Russillo, A.-M. Reynaud, O. Azagury, D. Boivin, J. Gaudin et F. Raffinot…. Elle a également été danseuse, chorégraphe et comédienne avec Jean-Louis Hourdin, Eugène Durif et Catherine Beau, Mehmet Ulusoy, Luc Ferrari et Jean-Marie Maddeddu. Andrea Sitter commence à chorégraphier en 1995, puis crée sa compagnie «Die Donau» en 2005. Son répertoire actuel comporte sept soli où ses propres textes ont une place importante. Récemment elle a conçu un spectacle avec enfants et une chorégraphie pour 14 danseurs du CCN-Ballet de Lorraine, sur l’histoire de la danse. Elle a enseigné dans diverses écoles de théâtre à Paris, à la Szkola Baletowa de Poznan, au CCN d’Orléans-Josef Nadj, au CND. Sa technique d’origine est le classique et sa pratique quotidienne s’appuie sur le travail de Peter Goss et de Wayne Byars.

Frédéric Forte est membre de l’Oulipo depuis mars 2005. Il est né en 1973 à Toulouse et vit à Paris. Il a découvert les Exercices de style de Raymond Queneau à l’âge de 12 ans et a le souvenir très net du mot « Oulipo » lu pour la première fois dans un manuel à cette occasion. Quelques années plus tard, il joue de la basse électrique dans un groupe de rock. À partir de 1999, il écrit de la poésie. Sur les conseils de Jacques Jouet, il envoie ses manuscrits aux éditions de l’Attente qui publient en 2002 Discographie et Banzuke puis en 2004 N/S, livre de poèmes bilingues écrit avec Ian Monk. En janvier 2005, Opéras-minute est publié au Théâtre Typographique. C’est avec son éditrice, Bénédicte Vilgrain, qu’il traduit quelques-un des Anagrammgedichte de Oskar Pastior publiés en 2008 sous le titre de 21 poèmes-anagrammes d’après Hebel. De septembre 2009 à juin 2010, il se consacre à la résidence d’écriture poète<=>public.

Formé au Centre National de Danse Contemporaine à Angers, Dominique Jégou collabore entre autres avec Dominique Bagouet pour Necesito (1991), So schnell (1992), et avec Trisha Brown pour  One story as in falling (1992). Il découvre la pensée aléatoire par l’intermédiaire de Susan Buirge. En 1995, il fonde sa compagnie les danses de dom. Ses premières pièces témoignent d’une attention particulière à l’écriture du mouvement et aux dispositifs spatiaux. Parallèlement à des spectacles présentés dans des théâtres, Dominique Jégou poursuit aujourd’hui son travail de chorégraphe dans d’autres formats, qui débordent le cadre et le temps de la représentation pour se développer sur d’autres durées : films chorégraphiques, spectacle-conférence d’introduction à des procédés de composition, créations avec des personnes qui n’ont pas de pratique de danse contemporaine, projet d’accumulation chorégraphique sur une année…

Charles Pennequin est né le 15 novembre 1965. Publication dans de nombreuses revues. Performances et concerts dans la France entière et un petit peu à côté. Vidéos à l’arrache. Écriture dans les blogs. Dessins sans regarder. Improvisations au dictaphone, au microphone, dans sa voiture, dans certains TGV. Quelques cris le long des deux voies. Petites chansons dans les carnets. Poèmes délabrés en public. Écriture sur les murs. Charles Pennequin écrit depuis qu’il est né.

Après une première réalisation chorégraphique pour la scène, qui reçoit le prix de la SACD belge en 1996, Barbara Manzetti s’éloigne rapidement des cadres de création usuels pour des territoires d’investigation plus immédiats en milieu urbain. L’espace et le temps choisis pour la performance sont souvent un lieu et un temps transitoires ; le spectateur est mis en situation physiquement, l’œuvre devient en même temps objet et cheminement. Parallèlement, elle organise avec Sofie Kokaj Où Nul Théâtre-Théâtre, une structure semi-clandestine d’intervention artistique : agissant sous les pseudonymes de Tant de Roses et Transport Public elles présentent leur travail de théâtre sur papier, éditions minimales, affichage, performance dans des contextes publics et privés (Bruxelles, 1996-1999). L’objectif de sa recherche et des nombreuses collaborations est la construction d’un espace suggestif ou espace résonant.

Yves-Noël Genod, interprète formé par Claude Régy, Antoine Vitez et François Tanguy et généreusement accueilli par la danse (car la danse est sans doute plus généreuse et jeune que le théâtre parfois bien sclérosé) propose des spectacles très variés depuis juin 2003 et son premier En attendant Genod produit par Loïc Touzé, au Lieu Unique, à Nantes. Tous ses spectacles — il y en a plus de quarante et un très grand nombre de performances — sont répertoriés sur son blog, au jour le jour. Il faut donc fouiller pour en retrouver les traces. Le théâtre est ainsi fait : il passe. C’est ce qui fait sa beauté de papillon et sa douleur aussi. Il est proche de la vie et il marque la mort… Il disparaît. Mais l’optimisme de son travail vient de là : les formes peuvent disparaître et, malgré tout, l’essence des choses, la vie, son scandale, sa nature sauvage, irréductible, rebelle — et qu’en savons-nous? l’âme? — traverse et parvient, en passant, à toucher et à sourire. En fait, elle ne fait que parvenir, toujours. Qu’est-ce que le talent? Est-ce que ce n’est pas sourire, entrer en scène et sourire, disait Barbara qui avouait aussi «ne pas tricher». Le travail d’Yves-Noël Genod se caractérise par une adoration des acteurs, princes mal payés, mais princes néanmoins qu’il place au centre de dispositifs qui ne sont souvent que des lieux, que les lieux mêmes, les théâtres mêmes, des maisons.