Pour le milieu hospitalier

EEAP Les Myosotis, Harfleur
Cet établissement pour enfants et adolescents accueille et accompagne des jeunes qui souffrent d’un polyhandicap entraînant une réduction notable de leur autonomie. Le Phare les accueille ponctuellement afin qu’ils bénéficient d’un environnement propice au développement d’une pratique, initiée au sein de l’établissement par une psychomotricienne et art-thérapeute. Il leur est également proposé une pratique de spectateur adaptée.

La Maison de l’adolescent, Le Havre
Le Phare et La Maison de l’adolescent du Havre ont mis en place un partenariat qui articule mise à disposition de studios de danse, rencontres et pratique de spectateurs. Le Phare accueille régulièrement le jeudi matin l’atelier danse de la Maison de l’adolescent, mené par Christophe Ly.

Le Centre d’activités et d’animation de l’Unité psychiatrique du GHH – Hôpital Pierre Janet et Les Terrasses de Flaubert, Le Havre
Le projet ÊTRE proposé par Katell Hartereau et Léonard Rainis (le pôle), s’inscrit dans le dispositif Culture et Santé de la DRAC Normandie et de l’ARS Normandie. La question de la place de l’art dans le milieu hospitalier sous-tend l’ensemble de ce projet où ateliers de danse, performances, déambulations seront les moyens d’action des artistes à l’hôpital Pierre Janet et aux Terrasses de Flaubert.

«ÊTRE» est un questionnement sur la forme artistique adaptée à ces lieux de vie. Les artistes doivent constamment réinventer ces interventions pour qu’elles puissent s’adresser au lieu et à ce public «particulier». Cela pose la question de la place de l’art dans ces lieux et ce que les artistes y apportent.
«ÊTRE» souhaite privilégier avant tout une relation humaine. Celle entre l’artiste et la personne concernée, la promiscuité et l’indicible qui se produit entre deux individus, sans les mots. Le contact, le toucher et les différentes qualités de ce toucher participent fondamentalement à la qualité relationnelle entre les personnes. Toutes ces interventions chorégraphiques se développent dans des lieux spatialement très délimités, exigus. Des espaces particuliers que le public lambda connaît peu. La question de l’espace semble être multiple dans ces différents endroits : pourquoi la perception d’un espace change-t-elle quand un danseur en prend possession? Pourquoi encore un couloir vide d’hôpital ne se ressemble en rien quand un corps se met en mouvement et se met à parcourir ce même couloir? L’espace neutre ou vide est remplacé par la sensation d’un espace libre et ouvert.
– le pôle