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Soirée Phare West #5 : EROS

Samedi 24 mai 2014
Dès 19h au Phare

Deux fois par an, les soirées Phare West témoignent de la vitalité du paysage chorégraphique, et proposent des formes hors cadres et performatives.
Une soirée festive et performative sous le signe d’Éros!

Avec - Gaëlle Bourges, Eisa Jocson, Camille Kerdellant, Jérôme Le Goff & Marie Desormeaux, Thomas Lebrun et Emmanuelle Vo-Dinh
Dès 23h, dancefloor avec DJ Moulinex!

Tarif à 8€
Renseignements et réservations auprès du Phare au 02 35 26 23 00 ou par mail à contact@lephare-ccn.fr

AU PROGRAMME

UN BEAU RATÉ  

de Gaëlle Bourges

Un beau raté raconte comment, à l’été 200… , alors qu’elle était amenée à passer presque deux mois à Amherst, Massachusetts, au Nord-Est des Etats Unis, Gaëlle Bourges est totalement passée à côté de la maison/musée de la poétesse américaine Emily Dickinson, morte en 1886, dont elle aime pourtant beaucoup l’œuvre. La déception fut grande à son retour en France ; c’est cette déception qui constitue la matière de cette forme courte — moins de 20 minutes — parlée, chantée et dansée. Une performance/hommage à ce qu’on rate, surtout quand ce qu’on rate était important.

Une commande du festival 360 à Montreuil
Conception et performance – Gaëlle Bourges
Musique – XtroniK et musiques additionnelles

DEATH OF THE POLE DANCER
d’Eisa Jocson

Death of the Pole Dancer interroge la manière dont nous regardons ce que nous pensons regarder. Le public est amené à réfléchir sur ce qui fait d’eux des témoins : une femme en train de faire du Pole Dance. La performance questionne les notions telles que voyeurisme et retenue, vulnérabilité et violence, sexualité et pouvoir.

Conception, chorégraphie et performance – Eisa Jocson
Coach et regard dramaturgique – Rasa Alksnyte
Une commande du festival In Transit 2011, HKW Berlin
Avec le soutien de Nadine (Bruxelles)

MACHO DANCER
d’Eisa Jocson

Le Macho Dancer est, par sa pratique, mis dans une position marginale. Toutefois l’image qu’il véhicule est celle d’un homme puissant. Une femme performant une Macho Dance assimile le rôle de l’homme puissant, avec une transgression du genre et un changement de statut social. Macho Dancer est un solo chorégraphique d’une femme pratique cette danse. Eisa Jocson y met en question notre perception de la sexualité et questionne le genre comme un moyen de mobilité sociale.

Conception, chorégraphie et performance – Eisa Jocson
Lumières – Jan Maertens
Musique – Lina Lapelyte
Regard dramaturgique – Arco Renz
Coproduction – Workspacebrussels, Beursschouwburg
Résidence et soutien – Workspacebrussels, Beursschouwburg, Wpzimmer

GRISELIDIS REAL OU LA PASSE IMAGINAIRE
Concert-lecture pour adulte
de Camille Kerdellant

Grisélidis Réal, nom de reine et prénom d’un personnage de conte de fée. La Passe Imaginaire est le fruit d’une correspondance entretenue de l’été 1980 à l’hiver 1991 par Grisélidis avec le journaliste Jean-Luc Hennig. Ce document sur la prostitution au quotidien dévoile le panorama secret de la misère sexuelle masculine.

Conception et voix – Camille Kerdellant
Piano – Henri Jégou
Production – Compagnie KF
Avec le soutien de – Le Volume à Vern sur Seiche / la Ville de Rennes

DUEX LA HORDE

de Jérôme Le Goff & Marie Desormeaux

Le projet Duex, au départ un duo, existe depuis 2004 en photographie et performance. L‘idée fut de créer des moments privilégiés où le corps de l’autre est comme un prolongement de son propre corps! Pas de sensualité, pas de sexualité! Seule l’image même du corps nu, du sexe qui est à sa place, sans érotisme ni provocation. Un corps en communication primitive, rien à cacher! Don de soi! Générosité et confiance… La meute ainsi formée va évoluer dans un territoire scénique (danse ou théâtre), écrin sombre où le noir permet la métamorphose, la disparition. Pour surgir, chasser, faire corps…
-Jérôme Le Goff

TROIS DÉCENNIES D’AMOURS
 CERNÉS (DE PEUR)
de Thomas Lebrun
avec Anne-Emmanuelle Deroo et Raphaël Cottin

Dans les années 80, quand on a commencé à parler d’une maladie sexuellement transmissible et meurtrière, je devenais un adolescent hanté. Hanté par l’inconnu, par l’incompréhension, par la différence, par la découverte de l’autre, par l’idée de la confiance en l’autre. Comment vivre sereinement sa sexualité dans cette vie cernée par la crainte et l’idée de la mort, comment se permettre d’aimer d’un amour cerné? (…) De peur, le duo victime ou témoin, de la crainte de l’autre et de l’acte, mais que le désir emporte.

Production— Centre Chorégraphique National de Tours
Coproduction – Le Vivat, scène conventionnée d’Armentières.

AD ASTRA
d’Emmanuelle Vo-Dinh
avec Alexia Bigot, Maeva Cunci, Sarah Degraeve et Pénélope Parrau

Les représentations du corps féminin qui traversent le 19e siècle, ces figures animales ou végétales, intrigantes, souvent inquiétantes, recèlent une variété d’images et d’états imaginaires que Emmanuelle Vo-Dinh a choisi de scruter dans un quatuor plein de nuances. Ces «idoles de la perversité» comme les nomme Bram Dijkstra, faisant écho aux constructions sociales, politiques ou médicales de l’époque, se retrouvent transfigurées, comme des figurines de papier prenant vie sur scène, inventant peu à peu leurs propres mouvements, leur propre manière d’apparaître au regard. De tableau en tableau, de figure en figure, travaillant comme on tournerait les pages d’un livre, elles ont ramené à la surface une série d’allégories, de postures exposant les facettes mystérieuses de la féminité.

Production— Le Phare, Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie / Cie Sui Generis
Coproduction – Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis / ARCADI / L’Arsenal, Metz / Le Triangle, Rennes

DANCEFLOOR
de DJ Moulinex

DJ Moulinex sera présent lors de la prochaine soirée Phare West et y assurera une ambiance amoureuse et érotique!

BIOGRAPHIES

Après des études de lettres modernes, Gaëlle Bourges signe et/ou cosigne des pièces de danse (Compagnie du K, Groupe Raoul Batz, aujourd’hui association Os). Entre 2000 et 2005, la série de performances Homothétie 949 ou les contours progressifs de l’index 10, du Groupe Raoul Batz, était une étude sur le corollaire entre l’invention de la perspective centrale, l’anatomie, la naissance de la scène dite à l’italienne, les automates, et le cogito de Descartes. Le travail de déconstruction du regard était lancé, continuant aujourd’hui d’engendrer des pièces, accompagné par de fidèles compagnons : Je baise les yeux (Les Antipodes/Le Quartz, Brest, 2009), La belle indifférence (Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, 2010), En découdre (un rêve grec) (Emmetrop, Bourges, 2012), et en mai 2013 Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard) (Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis). Sur le métier à tisser, une nouvelle création, A mon seul désir, qui plonge dans les six panneaux de la tapisserie connue sous le nom de «La Dame à la licorne» (première les 4&5 juillet 2014 au festival «Rayons Frais», à Tours). Gaëlle Bourges intervient par ailleurs sur des questions théoriques en danse de façon ponctuelle, est diplômée en Arts du Spectacle mention danse – Université Paris VIII, ainsi qu’en «Education somatique par le mouvement» – Ecole de Body-Mind Centering.

Eisa Jocson est une chorégraphe philippine. Après avoir suivi des études d’art visuel et de ballet, elle remporta son premier concours de pole dance à Manila en 2010 et commença dès lors différentes interventions en lien avec cette pratique. Grâce à des résidence en Belgique, Eisa Joscon créé le solo Death of the Pole Dancer questionnant les stéréotypes et le femme pratiquant le pole dance. Elle a tourné à Berlin, Bruxelles, Zurich, Vienne et Ljubljana. Elle s’est ensuite dirigé vers Macho Dancing, une danse populaire issue des night club. Elle a ensuite créé Macho Dancing et tourné dans divers festival européens. Du Pole Dance au Macho Dancing, Eisa interroge les représentation du corps dansant eu service de l’industrie et met en exergue la formation du genre, la séduction de la politique et la mobilité sociale philippine.

De formation musicale et théâtrale, Camille Kerdellant joue sous la direction de plusieurs metteurs en scènes de théâtre. Depuis 10 ans elle codirige avec la comédienne et Metteur en Scène Rozenn Fournier la compagnie KF association. Elle participe à la conception et interprète les mises en scène de Rozenn Fournier et de Thierry Beucher. Elle conçoit et interprète de nombreuses Lectures Spectacles accompagnée de musiciens. Elle participe également à des projets artistiques avec des détenus à la maison d’Arrêt de St Brieuc et de Rennes et au centre pénitentiaire de Rennes.

Jérôme Le Goff et Marie Désormeaux travaillent ensemble depuis 2003, lui étant peintre, elle s’est mise à poser pour lui, par défi, pour l’expérience de proposer l’image de son corps en pâture à un artiste. La pudeur s’équilibrant avec l’impudeur, ces deux-là ont décidé de partir en performance comme une croisade salvatrice, multipliant rapidement les représentations en France et à l’étranger sous l’identité : le contremaître et sa contremaîtresse.

Interprète pour les chorégraphes Bernard Glandier, Daniel Larrieu, Christine Bastin, Christine Jouve ou encore Pascal Montrouge, Thomas Lebrun fonde la compagnie Illico en 2000, suite à la création du solo Cache ta joie!. Implanté en région Nord–Pas de Calais, il fut d’abord artiste associé au Vivat d’Armentières (2002-2004) avant de l’être auprès de Danse à Lille / Centre de Développement Chorégraphique de 2005 à 2011. Thomas Lebrun signe également plusieurs co-écritures et donne une place forte à l’enseignement et à la transmission. Il chorégraphie également pour des compagnies à l’étranger, comme le Ballet National de Liaonning en Chine, le Grupo Tapias au Brésil,… Il est directeur du Centre chorégraphique national de Tours depuis janvier 2012.

Formée à la danse classique au conservatoire de Tours, puis à la Merce Cunningham School à New York, Emmanuelle Vo-Dinh est interprète pour François Raffinot de 1991 à 1996. En 1997, elle fonde la compagnie Sui Generis. Ses préoccupations artistiques se forgent sur différents axes : la question du sensible et du rapport à l’autre à partir de recherches scientifiques et anthropologiques avec Alcoba (1998), Anthume ou la sensation du membre fantôme (1998), Texture/solo, Texture/Composite (1999), Sagen (2001) et le dyptique -transire- (2010) et -insight— (2013) ; un cycle minimaliste sur le répétitif et le déclinatoire avec Décompositions (2003), CROISéES (2004), White Light (2005), ici/Per.For (2006), Fractale (2009), Sprint (2013) ; enfin, la question du figural avec Eaux-fortes (2007– pièce reprise en 2013) et Ad astra (2009). -insight- ouvre la voie d’une recherche nouvelle sur la narration parcellaire et son rapport à la structure chorégraphique. Tombouctou ‘déjà-vu’ (création 2015) poursuit ce cycle aux narrations éclatées. Parallèlement, Emmanuelle Vo-Dinh tisse, croise et décroise structures rythmiques, écritures chorégraphique et musicale que ce soit dans des petites formes — Aboli Bibelot… Rebondi (2007) ou 5’24 (2008) — comme dans des œuvres ambitieuses à l’image de revolve (2012). Au-delà de ses créations, elle initie plusieurs projets dont Rainbow (2008) et Histoires exquises (2011). Pour Concordanse,  elle co-écrit la poterie punaise (2012) avec l’écrivain Jérôme Mauche. Depuis 2012, Emmanuelle Vo-Dinh dirige le Phare, Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie.