Maeva Cunci & Dominique Gilliot

La représentation de trop
 
C’est un travail qui s’articule et se désarticule avec la facilité et l’aisance d’un contorsionniste qui aurait de la conversation. Un travail en forme de mille-feuilles qui jette un pont entre exposition d’art contemporain (réalisée dans le temps de la performance), et une certaine matière propre au spectacle vivant. La représentation de trop est une tentative, à deux, de création d’un spectacle qui pourrait presque oser parler de tout, et peut-être surtout de lui-même. Le médium de départ est la parole, une description, une explication, une poésie, une chanson. En tous les cas, un dialogue, entre nous, entre nous et l’espace, entre nous et certains objets, entre nous et le public, entre nous et les mots. Il y aura aussi des effets spéciaux très spéciaux. Il y aura des costumes colorés et des accessoires brillants. Nous échangerons sur tout et sur rien, nous chanterons des hymnes programmatiques, nous naviguerons de poésies quotidiennes en lyrismes forcenés, nous aurons travaillé les lumières, nous ferons de l’or conceptuel avec du plomb métaphysique, nous aurons de l’humour, la répartition de nos corps dans l’espace sera harmonieuse selon nos critères, nous regarderons le public dans les yeux.

Biographie


Danseuse, chorégraphe, performeuse, chanteuse, costumière, Maeva Cunci travaille dans le vaste champ des projets collaboratifs et collectifs. Après avoir suivi une formation en danse contemporaine à Lyon, puis à Montpellier au sein de la formation ex.er.c.e. de Mathilde Monnier, elle a collaboré avec de nombreux chorégraphes. Actuellement, elle collabore activement avec Dominique Gilliot dans le champ de la performance et de l’art contemporain, mais également avec Les Vraoums, au projet Imageries, assiste Mickaël Phelippeau sur plusieurs projets et travaille avec Emmanuelle Vo-Dinh en tant qu’interprète et costumière.

Dominique Gilliot fait des performances, raconte des histoires, projette de la neige carbonique, rapporte des détails confondants, mélange in vivo références pop pointues et haute couture intellectuelle. Elle utilise de la vidéo, chante des chansons, et se déplace un peu plus lentement que d’usage. Et puis, parle un peu plus vite que d’usage. Ou peut-être le contraire, sur une échelle qui irait de un à dix… Diplômée de l’École des Beaux-arts de Paris-Cergy et post-diplômée de l’École des Beaux-Arts de Lyon, elle a été invitée à performer dans de nombreux lieux aussi bien en France qu’en Europe et plus loin.

Répétitions : au Phare du 8 au 12 avril 2013 et du 24 au 28 juin 2013
Création : janvier 2014 dans le cadre du festival Pharenheit

Conception : Maeva Cunci et Dominique Gilliot

La Représentation de trop vous en dit plus, parce que less is more, et trop, ça n’est pas si mal, selon les points de vue.
Alors, La Représentation de trop, c’est une création commune par deux, j’ai nommé Maeva Cunci et Dominique Gilliot plus une tierce : Flore Cunci. Les trois sus-nommées apparaissent dans La Représentation de trop, juste ce qu’il faut. La Représentation de trop ne se fait pas (trop) dans le noir grâce à Abigail Fowler, et introduit de l’image-mouvement grâce à Rémi (trop) Crépeau. Nous remercions (trop) Maya Boquet pour son regard avec son oeil, et les avis en découlant.
La Représentation de trop est soutenue par Le Phare-Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie, Mains d’Oeuvres-Saint-Ouen, La Ferme du Buisson-Noisiel, L’Arsenic-Lausanne, workspacebrussels-Bruxelles et L’Escaut-Bruxelles.
La Représentation de trop, pas moins.

Image du spectacle