Madeleine Fournier

La Chaleur
 
La Chaleur part du désir de faire corps et choeur à plusieurs. Pour Emanuele Coccia «nos corps traversent et sont traversés par les corps des autres». Notre existence n’est pas séparée de celles des autres et de l’environnement. Au contraire, nous habitons le monde des autres et nous participons à façonner le monde que nous habitons. Etre et faire ne sont que les deux faces de la même médaille. Par nos voix, par nos souffles, j’aimerai donner à voir l’espace invisible qui nous relie. C’est par le chant que nous pourrons à la fois être l’environnement et être les autres.
La chaleur, c’est l’amitié, la joie d’être ensemble, l’amour, la solidarité. L’excès de Chaleur évoque la sécheresse, le désert, la mort, ou encore le réchauffement climatique qui annonce la fin de notre espèce. Guidée par la musique de Purcell et la figure des Muses inspiratrices des arts et de la joie, j’envisage La Chaleur comme une sorte d’opéra expérimental qui célèbrerait le cycle de vie et de mort. Il faut toujours que quelque chose termine pour que quelque chose commence. Le deuil est nécessaire pour laisser la place au nouveau. Le deuil est nécessaire pour laisser la place au nouveau, on peut le considérer comme la germination de ce qui adviendra.
Madeleine Fournier

Biographie


Madeleine Fournier est interprète et chorégraphe. Elle s’est formée à la danse au CNR de Paris et au CNDC d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh. En 2006, elle a été stagiaire au sein de la compagnie DCA Philippe Decoufé et en 2010 elle reçoit la bourse DanceWEB dans le cadre du festival Impulstanz à Vienne. Depuis 2007, elle a collaboré avec de nombreux chorégraphes et artistes visuels en France, en Allemagne, en Belgique et au Portugal dont Odile Duboc, Emmanuelle Huynh, Fabrice Lambert, Sara Manente, Boris Achour, Fanny de Chaillé et Philippe Ramette, Loïc Touzé, Jocelyn Cottencin, Rémy Héritier, David Marques et Léa Drouet.
Depuis 2008 elle a collaboré avec Jonas Chéreau dans un travail de recherche chorégraphique. Ensemble ils ont créé Les interprètes ne sont pas à la hauteur, Sexe symbole (pour approfondir le sens du terme), Sous-titre et Partout. Ils sont aussi à l’origine d’un film 306 Manon réalisé par Tamara Seilman. En 2018, elle inaugure une nouvelle période avec la création du solo Labourer.

chorégraphie — Madeleine Fournier
interprétation — Jonas Chéreau, Madeleine Fournier, Catherine Hershey, Corentin Le Flohic, Johann Nöhles
chef de chœur — Jean-Baptiste Veyret-Logerias
dispositif sonore — Clément Vercelletto
lumière — Nicolas Marie
régie générale — Samsp, Milcent
costumes — Valentine Solé
regard extérieur — David Marques

production — O D E T T A
coproduction — Next Festival, Kunstencentrum Buda Kortrijk, Atelier de Paris / CDCN, Pôle Sud CDCN Strasbourg, Le Phare Centre Chorégraphique National du Havre, La Raffinerie Charleroi danse, Centre Chorégraphique National de Caen, Réseau Be My Guest, Centre culturel de La Norville, TU Nantes
soutien/Résidence — Montévidéo Marseille

Création 13 et 14 novembre 2020 à Buda (Courtrai), Next Festival
Répétitions au Phare du 21 septembre au 2 octobre 2020

 

Image du spectacle