Jérôme Ferron et Frédérike Unger

Les Noces
 
Tout nait d’un désir…
«même l’intelligence ne fonctionne pleinement que sous l’impulsion du désir»
— P. Claudel

Les Noces, partition clé dans l’oeuvre de Stravinsky, nous fascine depuis longtemps. Le désir qu’elle fait naître en nous de la porter en scène nous interroge. Le désir encore qui motive les mariés de cette histoire à affronter les mystères d’une vie nouvelle et inconnue. Des préparatifs de chacun d’entre eux au lit nuptial, la peur a besoin de la fête de tout le village pour se laisser vaincre et jamais le désir n’est freiné.

Le désir partage la même racine latine que sidérer. Il signifiait alors de ne plus seulement contempler l’astre mais l’envie de le «consommer». Tout comme nos mariés! Tout comme nous face à cette partition!

Nous souhaitons donc naturellement interroger cette notion de désir et attiser ainsi le nôtre. Si Les Noces sont le résultat d’un désir alors elles deviendront le final d’un spectacle tout entier tourné vers l’exploration de toutes ses formes. Désirs naturels, impérieux, ardents, fous, désir de savoir, de réussir, de commander… l’éprouver ou le provoquer, déterminer l’objet du désir! Si parfois nos désirs sont des ordres, voyons où ils nous mènent? Peut-être faut-ils les vaincre, peut-être sont-ils la clé du bonheur…
En tous cas nul doute que cette notion soit universelle!

Depuis longtemps déjà nous avons le désir de faire oeuvre, le désir de travailler sur Les Noces, le désir d’interroger l’érotisme car il se réfugie souvent là où ne l’attend pas. Il nous surprend et nous échappe quand on le cherche trop. Donc, de ce faisceaux de désirs nous ne faisons plus qu’un.

Le désir nous réunit tous et pourtant il nous appartient en propre, il est singulier autant qu’universel!
Tout n’est que désir?

-Frédérike Unger et Jérôme Ferron

Biographies


De formation classique, Frédérike Unger découvre la danse contemporaine au Jeune Ballet de France qui lui permet de travailler avec Mathilde Monnier, Susan Buirge, Murray Louis, entre autres. Engagée au ballet du théâtre des Arts de Rouen, elle continue d’alterner entre le répertoire classique où elle obtient des rôles importants et des créations avec notamment Karine Saporta et Anna Ventura. Elle poursuit ensuite ce travail avec la Cie Le Guetteur (Luc Petton), la Cie Pas ta Trâce (Gisèle Gréau) ou une expérience théâtrale avec La visite inopportune de la Cie du Chafoin (mise en scène : Yann Dacosta). Depuis 2000, elle partage la direction artistique de la Cie étantdonné avec Jérôme Ferron.

Formé aux techniques classiques et contemporaines au Conservatoire National Supérieur de Lyon, Jérôme Ferron débute sa carrière professionnelle au Théâtre des Arts de Rouen où il alterne des rôles de soliste dans des oeuvres néo-classique et des créations avec Karine Saporta, Anna Ventura ou Richard Werlock. Il poursuit cette double activité au Centre Chorégraphique National de Roubaix avec des pièces de Maryse Delente et de Christiane Blaise, avant de travailler pour la Cie Les Caryatides (Cyril Viallon), la Cie Thierry Niang et la Cie Nathalie Cornille. Depuis 2000, il partage la direction artistique de la Cie étantdonné avec Frédérike Unger.

Répétitions au Phare entre juin et septembre 2014
Création les 13, 14 et 15 février 2014 dans le cadre du festival Faits d’hiver à Micadanses Paris

Conception : Frédérike Unger et Jérôme Ferron
Musique : Igor Stravinsky
Chanteurs : Cies Choeur Résidences de l’Opéra de Rouen
Danseurs : Alexandre Galopin, Julie Galopin, Axelle Lagier, Rémi Leblanc-Messager, Frédérike Unger
Musiciens : Conservatoire de Rouen
Création lumière : Frank Guérard
Décor : en cours
Costumes : Jennifer Lebrun

 

Production : Compagnie Etant-donné
Coproduction : Opéra de Rouen Haute-Normandie / CDC Le Pacifique – Grenoble / CCN Le Phare – Le Havre
Avec le soutien du Conservatoire à Rayonnement Régional de Rouen

 

Image du spectacle