Ivana Müller

Conversations déplacées
 
Dans Conversations déplacées certains concepts philosophiques comme Travail, Illusion, Le Corps, Ensemble, Nature etc. deviennent incarnés et
rentrent en dialogue les uns avec des autres.
Interprétée par 4 humains et par un certain nombre de plantes (de formes, tailles et caractères différents), la pièce est construite comme une série de conversations au cours desquelles de nouveaux points de vue sur la façon dont nous vivons et nous travaillons ensemble sont proposés.
Ces conversations ont parfois la modalité de dialogue où l’on échange avec des mots ; d’autres fois, elles sont sous une forme de pas de deux et l’échange se fait avec des mouvements. Comme souvent dans son oeuvre, dans Conversations déplacées Ivana Müller cherche à rendre visible une nouvelle manière dont les idées sont représentées et incarnées, en leur donnant non seulement un contexte métaphorique mais aussi, concrètement, un corps physique.
La pièce est structurée en plusieurs actes dans lesquels nous suivons une série de différentes rencontres insolites, quelques fois drôles mais aussi pertinentes et sérieuses. Pour donner quelques exemples : Une Conversation Entre l’Illusion et le Travail Accompagné du Choeur de Bonnes Intentions. Une Conversation Entre Gauche et Droite. Une Conversation Tranquille Entre la Nature et la Vertu. Une Conversation Qui Aurait Dû Se Produire Au Début, Mais A Malheureusement Été Oublié. Une Conversation Entre le Noir et le Blanc. Une Conversation Entre Amis. Une Conversation qui Continue à Tomber sur la Tête. Etc.
Conversations déplacées propose un univers inhabituel voire absurde, ponctué de rencontres inattendues, basé sur une certaine écologie de regards entre interprètes et spectateurs, et une hiérarchie renversée entre les humains et les plantes.
Avec cette nouvelle création, Ivana Müller, inspirée par le genre littéraire du XVIIIème siècle du conte philosophique, continue à interroger sa curiosité pour les métaphores, et leurs effets directs et physiques sur notre pensée en espérant créer une réflexion personnelle et décalée sur le monde dans lequel nous vivons.

Biographie


Ivana Müller est chorégraphe, metteur en scène et auteur. Elle est artiste associée à la ménagerie de verre en 2017. Elle a créé depuis 2002 une quinzaine de pièces de théâtre et de danse qui ont été jouées en Europe, USA et Asie. Parmi ces spectacles on peut citer How Heavy Are My Thoughts (2003), Under My Skin (2005), While We Were Holding It Together (2006), Playing Ensemble Again and Again (2008), Working Titles (2010) 60 Minutes of Opportunism (2010), Partituur (2011), In Common (2012), We Are Still Watching (2012), Positions (2013), Edges (2016). En 2007, elle reçoit le prix Charlotte Koehler pour la totalité de son oeuvre, ainsi que le prix Impulse Festival et Goethe Institute pour sa pièce While We Were Holding It Together. Si son travail est souvent expérimental, radical et formellement innovant, l’idée du mouvement et du corps reste au centre de son intérêt artistique. Ivana Müller travaille souvent en collaboration avec d’autre artistes et théoriciens, tels David Weber-Krebs, Sarah van Lamsweerde, Jefta van Dinther, Paz Rojo, la philosophe Bojana Kunst et d’autres. Le théâtre reste son lieu principal de pratique et de création, pourtant le travail d’Ivana Müller a été souvent présenté dans le contexte de l’art contemporain, entre autres à la Biennale de Venise 2015, le Garage Museum Of Contemporary Art (Moscou), Hayward Gallery/Southbank Center (Londres), Kunsthalle (Düsseldorf), National Museum of Singapore etc. Ivana Müller est d’origine Croate. Elle vit à Paris et travaille internationalement.

conception, texte et chorégraphie — Ivana Müller
en collaboration avec les interprètes — Hélène Iratchet, Julien Lacroix, Anne Lenglet, Vincent Weber
collaboration artistique — Jonas Rutgeerts
création lumière et régie générale — Martin Kaffarnik
création sonore — Cornelia Friederike Müller
assistance artistique — Alisa Hecke
remerciements à — Nicolas Boehm et Nils de Coster


production I’M’ COMPANY (Matthieu Bajolet & Gerco de Vroeg)
coproductions — Ménagerie de verre, dans le cadre de la résidence 2017 ; Schauspiel Leipzig, Residenz La Villette, résidences d’artistes ; Kunstencentrum BUDA ; Le Phare, Centre chorégraphique national du Havre Normandie ; Szene Salzburg
Avec la participation du Fonds Transfabrik, fonds franco-allemand pour le spectacle vivant, de l’Adami et de la Spedidam.
Avec le soutien du Réseau Labaye, Danse en Normandie ; d’apap-performing Europe 2020, soutenu par «Creative Europe» programme de l’Union Européenne ; de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France, Ministère de la Culture, dans le cadre de l’aide à la structuration.