Enora Rivière

MANIFESTE MENT
Création le 6 mars 2021, Festival Artdanthé / Théâtre de Vanves

 
MANIFESTE MENT est un quintet interprété par trois performeuses et deux musiciens.
Dans MANIFESTE MENT, il y aura du corps, du texte, de la voix, de la musique et de la bouffe.
Oui ça parlera d’art et de danse mais pas que. De politique, d’économie, de géographie et d’histoire aussi.
En somme, ça parlera de la vie avec un peu d’humour parce que c’est mieux.

Avec MANIFESTE MENT, j’affirme ma posture d’auteure chorégraphique autant que littéraire et j’inscris ce projet dans le prolongement des deux précédents, ob.scène et moteur.
Je considère que chaque oeuvre répond à une oeuvre, que l’acte de création est une mise en dialogue avec d’autres actes ou processus de création. Je considère l’acte d’interprétation comme un acte de création. Je considère l’acte de création comme potentiellement manifeste.
J’assume la subjectivité d’une histoire de la danse, d’une histoire de l’art et de la musique. L’histoire comme fiction.
J’écris à partir de textes et d’entretiens. Le montage comme écriture. L’interprétation comme mode de création.
Une performance, une mise en friction, en dialogue de l’histoire «officielle de l’art» via les manifestes en art et de l’histoire d’une pratique (la danse) via le récit de ses «travailleurs» (les danseurs).
Pour le corps, il s’agira de ne quasiment jamais faire ce que l’on dit.
Travailler sur les écarts de perception et d’articulation entre dire et faire, voir et entendre via notamment la désynchronisation temporelle.
Chercher des modes de relations différents de perception du sens.
Pour le texte, il s’agira de mettre en dialogue des manifestes en art qui auront subi une réécriture, une réduction et des récits d’oeuvres chorégraphiques que je considère manifestes écrits à partir d’entretiens, depuis le point de vue du danseur.
Pour la musique, il s’agira pour les deux musiciens de créer à partir d’oeuvres musicales qu’ils considèrent comme manifestes, en dialogue avec les récits des danseurs et les manifestes en art.
La mise en dialogue de ces oeuvres (chorégraphiques, musicales et littéraires) avec nos corps issus de temporalités et de territoires différents nous permettra peut-être de nous défaire de l’idée d’une histoire linéaire au profit d’une histoire circulaire où les liens esthétiques se rejouent sans cesse. MANIFESTE MENT prendra beaucoup de plaisir à tenter ces connivences.
Enora Rivière

Biographie


Enora Rivière est danseuse, écrivaine, chorégraphe et chercheuse en danse.
Française, après des études en histoire de l’art à l’Université de Tours, en danse à l’Université Paris 8 et au sein de la formation ex.e.r.ce, elle collabore avec différents artistes tels que Mathilde Monnier, Dominique Brun, Olga de Soto, David Wampach, Pierre Rigal, Gilles Jobin, Olivier Dubois, Séverine Rième passant tout à tour de danseuse à dramaturge, répétitrice ou directrice de tournées. Parmi les nombreuses bourses obtenues, la Villa Medicis Hors les Murs en 2007 confirme l’intérêt pour son champ de recherche sur la parole du danseur. Elle passera alors cinq mois au Brésil pour s’entretenir auprès des danseurs de la chorégraphe Lia Rodrigues.
Son premier projet d’envergure intitulé ob.scène prend la forme d’un livre ob.scène, récit fictif d’une vie de danseur (éditions du CND, 2013), texte dont le prolongement chorégraphique éponyme est créé au CCN de Montpellier en décembre 2014. Le projet Nous (ne) sommes (pas) tous des danseurs, tables rondes dansées conçues et réalisées par les artistes montréalaises Sophie Corriveau et Katya Montaignac, à l’Agora de la Danse en mai 2016, a été créé à partir du livre ob.scène.
Avec son deuxième projet moteur, elle affirme sa démarche d’auteure tout autant chorégraphique (avec le projet solo moteur) que littéraire (avec son deuxième livre moteurs-un sacre) et son intérêt pour l’articulation du langage et du mouvement, la question du discours sur l’art, sur l’acte de danse et la réflexion sur l’acte de création.
En 2017, elle danse la reprise de Mauvais genre et suit la transmission des Inconsolés d’Alain Buffard, disparu en 2013.
Depuis 2018, elle développe ses projets entre la France et le Canada. En mai 2018, elle présente son solo moteur au festival OFFTA ; en décembre 2018, elle crée la pièce de commande le renoncement à la sauce autour du langage chorégraphique de Nijinski avec les 24 étudiants de 3ème année du département danse de l’Université du Québec à Montréal. En parallèle, elle démarre une thèse création dans le cadre du DEPA de l’UQAM, collabore avec Kimberley de Jong sur la pièce Boxher créée à Tangente (Montréal) puis en 2019 sur la pièce Quand je serai grande, je serai (guitariste de) Michael Jackson créée à Tangente (Montréal). Elle est régulièrement invitée pour des communications au Québec et en France (RQD, Fondation Jean-Pierre Perreault, Studio Par B.L.Eux, Journées de la Culture, aCD, colloques etc). Depuis septembre 2019, elle expérimente son regard et son écriture en tant que critique danse pour Le Devoir (Québec).
Le Salon porte ses projets.

conception, écriture et réalisation — Enora Rivière
voix, corps — Ghylaine Gau, Enora Rivière, Aina Alegre (sous réserve)
conception sonore et musique live — Benoist Bouvot et/ou Vincent Legault
oeil et costumes — Thierry Grapotte
lumière — Séverine Rième
administratrice de production — Vénus Castro
durée envisagée 1h20

production — Le Salon
coproductions — Le Phare, CCN Du Havre Normandie ; Théâtre de Vanves
La Salon bénéficie de l’Aide au projet de la DRAC Ile-de-France

Création le 6 mars 2021, Festival Artdanthé / Théâtre de Vanves
Répétitions
au Phare en juillet, août ou septembre 2021 (en cours de calage)

 

Image du spectacle