Éléonore Didier

Moi, mes copines, à l'instant où ça s'arrête
 
D’où viennent les femmes? Moi, mes copines, à l’instant où ça s’arrête tentera d’établir par la danse, une évidence de filiation entre les femmes de cro-magon et les femmes d’aujourd’hui. Il s’agira d’un triptyque, pour son caractère sacré. Il nous faudra avant tout nous interroger : qui sont-elles ces femmes de cro-magnon? Loin des clichés, nous tenterons de nous rapprocher d’une connaissance intime de leur présence. Alors, par trois fois, selon des procédés différents, nos corps laisseront transparaître la femme des origines. Je serais heureuse que nous puissions donner leur voix. Le sujet est profond, il requière de la légèreté.

Éléonore Didier

Biographie


Eléonore Didier a dansé dans différentes compagnies, parmi lesquelles la marqueront ses rencontres avec le travail de Bob Wilson, Carlota Ikeda et Pierre Droulers. En l’an 2000, elle amorce un travail d’auteur à Lisbonne, où elle est alors installée. Elle crée le duo Xeira, puis Izur Vagabund (2001), pour cinq danseurs. Vient en 2004 une série de trois petites formes pour trois danseuses, produite et créé au Centro Cultural de Belem. En 2005, toujours au Centro Cultural de Belem, le solo Solides, Lisboa marque une étape dans l’élaboration de son langage chorégraphique. Ainsi, alors qu’elle revient à Paris en 2005, Eléonore poursuit ses recherches sur le format du solo, créant Paris, Possible, !Kung solo et laiSSeRVenIR.

Depuis, 2010, fortement nourrie par un processus de transmission de certains soli, la chorégraphe permute sa place au sein de son travail. Aujourd’hui, elle réunit des équipes plus nombreuses et explore différentes manières de collaborer. Ses récents travaux portent sur des images du corps ancrées dans l’inconscient collectif qui souvent façonne nos représentations. Création 2012, Le modèle, pièce pour une danseuse, une infirmière et un modèle vivant, révèle comment en France, à l’occasion de la toilette, le soignant dessine sur le corps du patient les contours d’une anatomie sociale et culturelle qui nous ressemble. Ce spectacle est à la fois une étude et une partition chorégraphique, les deux plans se déployant simultanément. La danse explore une expression de ce protocole de toilette.

Poursuivant cette exploration de l’imagerie collective du corps, sa prochaine création (janvier 2014) Moi, mes copines à l’instant où ça s’arrête (titre provisoire), interroge par la danse, notre lignage avec les femmes de Cro-Magnon. La préhistoire est une science qui nous oblige à interpréter des données scientifiques à partir de nos propres représentations. Ainsi, les femmes de Cro-Magnon sont à la fois lointaines et inaccessibles, mais elles sont aussi notre miroir. Pour cette création, Eléonore Didier invite cinq autres artistes indépendantes : Sabine Macher, Helène Iratchet, Betty Tchomanga, Renata Piotrowska, Sandrine Buring. Se rassembler, c’est peut-être aussi ça se mettre au travail aujourd’hui… et c’est un des enjeux de cette pièce.

Par ailleurs, Eléonore Didier prépare actuellement avec la chorégraphe polonaise Renata Piotrowska, un duo ON EXPRESSION dont elles partagent la conception et l’interprétation.

Répétitions : au Phare du 14 au 26 octobre 2013
Création : 21 et 22 janvier 2014 à la Passerelle, Saint-Brieuc
Représentation dans le cadre du festival Pharenheit le 31 janvier 2014 au Phare.

Conception et chorégraphie : Eléonore Didier
Création en collaboration avec : P. Simon, S. Macher, F.Casanave
Lumières : Sylvie Garot
Costumes : Corine Petitpierre
Scénographie : Camille Muret
Administration : Isabelle Martini

Production : Dépose Incorp
Coproductions : La Passerelle, scène nationale de Saint Brieuc ; Micadanses, CDC Paris Réseau ; Le Phare CCN du Havre Haute-Normandie.

Image du spectacle