Daniel Larrieu

LITTERAL
 
Après avoir traversé le travail de la danse, il m’a été nécessaire d’aller voir du côté du théâtre et des arts plastiques comment travailler à d’autres formes esthétiques, d’autres cadres et formes de représentations…
Je suis allé danser sur les blocs de glaces sur la côte-est du Groenland, j’ai passionnément donné corps à un texte de Jean Genet, j’ai accompagné des acteurs et des comédiens sur divers projets, j’ai mis en scène et je suis revenu à l’interprétation avec des auteurs et des metteurs en scène dont j’apprécie la démarche.
J’ai fêté les 30 ans de la compagnie par un spectacle, En Piste, qui me permettait de retrouver les chorégraphes Dominique Boivin et Pascale Houbin. Je chemine ainsi hors et dans l’institution, prenant plaisir à continuer à apprendre du monde et des personnes.
Littéral est un programme de nouvelles pièces qui vient fêter mes 60 ans. Ce n’est pas un objectif direct que de mettre sur scène son âge et les étapes d’une vie.
J’ai pourtant l’impression que c’est en jouant avec cette idée de mettre 60 balais sur scène, dans la scénographie, que ce projet est né, dans un esprit joyeux et nourri d’une expérience. Je ne raconterai pas ma vie dans Littéral… mais il me parait comme un acte nécessaire de transmission que de rappeler l’importance d’une démarche plus proche des poètes, discrète, bâtie par la seule force du geste et du mouvement en construction, ainsi que de continuer à dépoussiérer tout ce qui rend aujourd’hui notre monde figé et fixé dans l’image, monde dont on dit qu’il n’a jamais été aussi si mobile. Trois actes bref qui construisent des structures chorégraphiques puissantes et légères. – — Daniel Larrieu

Biographie


Daniel Larrieu a fait ses débuts de danseur professionnel dans les années 1980 notamment auprès de Wes Howard, Anne-Marie Reynaud et Odile Azagury, et au sein de la compagnie Le Four solaire de Régine Chopinot (1982). En 1982, un prix au Concours de Bagnolet révèle l’originalité de son langage chorégraphique et il créé cette même année la compagnie Astrakan. En une dizaine d’années, il multiplie les expériences, en passant des jardins du Palais Royal où il répète, à la piscine d’Angers où il crée un surprenant Waterproof (1986), tentant à chaque fois de renouveler l’expérience de sa danse dans des rencontres chorégraphiques, plastiques, scénographiques et musicales variées. Considéré comme une figure marquante de la danse contemporaine française, il traverse ainsi l’aventure de la danse des années 80, ses expérimentations, ses audaces, ses lieux atypiques. En 1994, il reçoit du ministre de la Culture le Grand Prix National de la Danse et prend la direction du Centre Chorégraphique National de Tours. Pendant ces huit années à la tête du CCN, il créé : Mobile ou le miroir du château (1995) ; Delta (1996) ; JJJ (1996) ; On était si tranquille (1998) ; Feutre (1999) ; + qu’hier (2000) ; Idoménée (2001) ; Cenizas (2001) ; … Spectre(s) (2002). Il quitte le CCN en 2002 et retrouve sa compagnie à Paris. De 2010 à 2013, Il est artiste associé au Manège — Scène nationale de Reims, en partenariat avec l’Echangeur de Fère-en-Tardenois — CDC de Picardie. Daniel Larrieu est administrateur pour la danse à la SACD, Société des auteurs et compositeurs dramatiques, de 2006 à 2009 puis de 2012 à 2015.

Conception, chorégraphie  Daniel Larrieu
Interprètation  Marie Barbottin, Léa Lansade, Marion Peuta, Jérôme Andrieu, Yan Giraldou, Daniel Larrieu
Musique  Karoline Rose, Quentin Sirjacq, George Friedrich Haendel
Scénographie  Mathieu Lorry-Dupuy
Régie générale  Christophe Poux, Franck Jamin
Costumes  Clément Vachelard
Lumières  Marie-Christine Soma


Production Astrakan recherche chorégraphique
Co-productions (en cours) Centre chorégraphique national de Tours ; Le Phare, Centre chorégraphique national du Havre Normandie ; Centre Chorégraphique National de Rillieux La Pape ; Viadanse, Centre chorégraphique national de Belfort ; Le Vivat, Scène conventionnée d’Armentières ; Centre des arts d’Enghien-Les-Bains avec le soutien du conseil général du Val d’Oise ; Centre de Développement Chorégraphique de Strasbourg-POLE SUD ; Fonds SACD Musique de Scène.
La Compagnie Astrakan est soutenue par la DRAC Ile de France. Daniel Larrieu est artiste invité à la Ménagerie de Verre pour l’ensemble de ses projets.
Répétitions 6 au 17 mars 2017
Création en juin 2017 à Tours pour le festival Tours d’Horizons du CCNT — Thomas Lebrun

Image du spectacle