Biographie

Emmanuelle Vo-Dinh
Chorégraphe et directrice du Phare, Centre chorégraphique national du Havre Normandie

Emmanuelle Vo-Dinh est une chorégraphe des phénomènes. Sociaux, physiologiques, psychologiques ou mécaniques : elle s’empare de faits précis, les observe, les comprend puis les transforme en matériaux chorégraphiques et plastiques. À la création de sa compagnie, Sui generis, en 1997, elle s’intéresse d’abord aux émotions. Elle passe ainsi deux mois auprès du neurologue Antonio Damasio à Iowa City pour préparer Texture/Composite (1999). Puis elle se plonge dans les écrits de Jean Oury sur la schizophrénie, qui lui inspirent sa pièce Sagen (2001). S’ensuit un cycle plus minimaliste, autour des thèmes de la répétition, du temps et de la mémoire, tout autant instruit, construit et vécu : Croisées (2004), White light (2005) Ici/Per.For (2006). Les rapports masculin/féminin ainsi qu’une recherche plus formelle sur les relations entre corps, musique et voix, marquent entre autres son travail depuis 2007 (Ad Astra, Eaux-fortes, -insight-).

À la tête du Phare, Centre chorégraphique national du Havre Normandie depuis 2012, son intérêt pour les sciences s’articule progressivement à un questionnement sur la fiction et la narration, imprimant une dimension plus théâtrale à ses pièces.

En 2015, elle crée Tombouctou-déjà vu pour la 69e édition du Festival d’Avignon.
En 2016, elle crée son première spectacle jeune public avec Belles et bois.
En 2017, elle crée Simon says pour quatre danseurs de Hong Kong, en collaboration avec le West Kowloon Cultural district authority et Unlock dancing plaza.
En 2018, elle crée Cocagne, pour neuf danseuses, présentée en février 2019 à Chaillot, Théâtre national de la danse (Paris).

Emmanuelle Vo-Dinh a été présidente de l’Association des Centre chorégraphiques nationaux de 2013 à 2017.
En 2014, elle a été nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.