Alcoba

Création 1998

 
«Il faut perdre le pouvoir pour sortir de soi, c’est parce que l’Autre ne se laisse pas assimiler, qu’il ne devient pas mien, que mes expériences ne sont pas toutes les péripéties d’un retour obligé à mon île natale. Il n’y a au monde que le visage d’autrui pour me séparer effectivement de moi-même, et me faire connaître des aventures qui ne soient pas des Odyssées. J’approche le visage, je ne l’absorbe pas : merveilleuse impuissance, sans laquelle la vie, même la plus extravagante, aurait la monotonie d’un voyage de soi à soi.»
— Alain Finkelkraut, La sagesse de l’amour

Parler de la recherche d’unité dans notre relation à autrui et plus précisément dans le concept amoureux… Au cœur de l’intime, apparaît l’évidence d’une «merveilleuse impuissance» à vouloir faire l’autre sien, mais c’est peut-être dans cette dualité sans failles et cette soif inextinguible de conquête que l’on peut continuer à parler d’amour et rêver à l’impossible.
— Emmanuelle Vo-Dinh

REPRÉSENTATIONS

11.12.98 — Le Vivat, Armentières
10.10.98 — Le Triangle, Rennes
09.04.98 — CCN du Havre Haute-Normandie
07.02.98 — Halle aux Grains, Blois

conception et chorégraphie – Emmanuelle Vo-Dinh
interprétation – Franck Picart et Emmanuelle Vo-Dinh
musique – Philippe Hersant et Steve Reich
décor – Arnaud Jammet
bande-son – Emmanuel Lalande

durée – 25 minutes

production – Sui Generis
coproduction – CCN du Havre Haute-Normandie