Alban Richard

Boire les longs oublis
 
Un poème d’actions.
Boire les longs oublis, s’inspire, pirate et détourne le tableau d’Arnold Böcklin l’Île des morts, ainsi que le poème symphonique éponyme de Rachmaninov. Un scénario développe une multitude de possibilités d’interprétation à partir d’un récit inspiré d’un fait divers. Quatre personnages viennent témoigner de leur histoire. C’est l’histoire de ces deux-là, de ce qui est arrivé à la discothèque, de ce qui est arrivé sur le parking, du corps de Nicholas qui se tordait, du corps de Nicholas qui faisait peur à Mary, du corps que l’homme tordait puis de la course de Mary dans la forêt en pleine nuit jusqu’au bord de l’eau, de celui qu’ils ont essayé de faire revenir, de celui qu’ils ont porté, trainé, jusqu’au bord de l’eau, là où tout s’est perdu.

Valérie Sigward

Biographie


Parallèlement à des études musicales et littéraires, Alban Richard rencontre la danse et trouve en elle un horizon de liberté insoupçonné. Il choisit l’aventure de la création chorégraphique. À l’écart des cursus établis, il forge ses outils de danseur et travaille avec Karine Saporta, Christian Bourigault, Odile Duboc, Olga de Soto et Rosalind Crisp. En 1999, sa pièce/performance Come out, sur la musique éponyme de Steve Reich, jette les bases de son univers et, l’année suivante, il fonde l’ensemble l’Abrupt, rassemblant des collaborateurs déjà fidèles. Downfall, création pour le festival Faits d’hiver (2004) lui vaut une première reconnaissance décisive, confortée par disperse créé en 2005. Sa signature se précise sous les traits d’une écriture «processuelle», tramée de plusieurs partitions — pour la danse, la musique, la lumière et les costumes — qui convergent vers une unité conceptuelle et esthétique. As far as (2007) puis le triptyque Trois études de séparation, créé dans le cadre du festival Automne en Normandie en 2009, croisent ses différents axes de recherche en conjuguant une écriture extrêmement précise et rythmique à des états de corps différenciés. Avec Pléiades, concert de danse sur la musique de Iannis Xenakis associant les musiciens des Percussions de Strasbourg, il crée, au festival Montpellier Danse 2011, une première pièce de grande ampleur qui confirme une brillante maîtrise de la forme.

Répétitions : au Phare du 9 au 27 juillet 2012
Création : 21 novembre 2012 dans le cadre du Festival Instances à Chalon-sur-Saône
Représentation : 30 janvier 2013 dans le cadre du festival Pharenheit

Conception et chorégraphie : Alban Richard
Lumières : Valérie Sigward
Musique : Laurent Perrier, Serguei Rachmaninnov, L’Île des morts (opus 29) de Die Toteninsel
Son : Félix Perdreau
Textes : Valérie Sigward
Costumes : Corine Petitpierre
Interprètes : Nicolas Chaigneau, Mélanie Cholet, Martha Moore et A. Richard
Conseillère en analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé : Nathalie Schulmann

Production :  ensemble l’Abrupt
Coproduction : Le Phare CCN du Havre Haute-Normandie ; l’Espace des Arts de Châlon-sur-Saône et Le Prisme, Elancourt.

Image du spectacle