Andrea Sitter & Frédéric Forte

Posaune
 
«Posaune Posaune, un personnage. Posaune est une femme, Posaune est un homme. Posaune, une idée, un objet de pensée (mais surtout pas un (ou une) trombone*). Andrea Sitter et Frédéric Forte, de Posaune, savent tout ou ne savent rien. Ils l’attendent, ils lui parlent, élaborent pour l’accueillir un curieux protocole de cérémonie. Si ce sont des enfants, on peut dire qu’ils jouent avec le plus grand sérieux du monde. Ils cherchent et nous invitent à chercher avec eux. Posaune est peut-être venu(e) il y a longtemps et puis est reparti(e) ou bien Posaune ne viendra jamais ou bien Posaune va arriver d’un instant à l’autre ou bien Posaune a toujours été là, de toute éternité. Cette pièce, créée par une danseuse et un poète, est donc en réalité un trio. Avec textes lyriques/mécaniques, chorégraphie millimétrée, objets, musique.»

* Posaune, nom féminin allemand signifiant «trombone».

Frédéric Forte

«Concordan(s)e est une aventure singulière où un écrivain rencontre un chorégraphe, l’observe, l’interroge sur ce qui attise son désir ou besoin de créer.»

Jean-François Munnier, Directeur du festival Concordan(s)es.

Biographies


Andrea Sitter, danseuse, violoniste, comédienne, poète, performeuse et chorégraphe allemande s’est formée en danse classique puis en danse contemporaine. Elle a travaillé entre autres pour Herbert von Karajan, D. Boivin, F. Raffinot… Andrea Sitter commence à chorégraphier en 1995, puis crée sa compagnie Die Donau en 2005. Son répertoire comporte sept soli où ses propres textes ont une place importante. Récemment elle a conçu un spectacle avec enfants et une chorégraphie pour quatorze danseurs du CCN-Ballet de Lorraine, sur l’histoire de la danse.

Frédéric Forte est poète et, depuis 2005, membre de l’Oulipo. Marqué très tôt par l’œuvre de Raymond Queneau, il s’est tourné vers la poésie après avoir joué dans différents groupes de rock. La poésie est à ses yeux le moyen privilégié pour interroger (repousser) les possibilités du langage. Son travail est principalement tourné vers l’expérimentation formelle — l’utilisation de formes fixes poétiques (sonnet, haïku, morale élémentaire, etc.), l’invention de nouvelles formes (l’opéra-minute par exemple) ou le travail sur la lettre (par l’anagramme) — mais il ne s’interdit aucune voie, pas même la prose ou le vers libre. Son dernier livre publié est 33 sonnets plats aux éditions de l’Attente en 2012.

Répétitions : au Phare du 4 au 15 février 2013
Création : 29 mars 2013 à la Médiathèque d’Alfortville dans le cadre du festival Concordan(s)es

Chorégraphe : Andrea Sitter
Écrivain : Frédéric Forte

Production : Compagnie Die Donau
Coproduction : Concordan(s)es et Le Phare, CCN du Havre Haute-Normandie

Image du spectacle